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Poésies 2001-2002
* Jeux
* La Tour Eiffel
* La génisse, la chèvre et la brebis en société avec le lion
* Le chat et l'oiseau
* Les mouches
* Toujours et jamais
* Les erreurs

Poésies 1999-2001
* Le cobaye
* Automne
* Locataires
* Tristesse
* Pour faire un manteau
* Le vieux et son chien
* Le cancre

 

Nos poésies (2001-2002)

Jeux
(Paul Marie Fontaine)

Pauline
Pauline

Jérémy
Jérémy

 

Un grain de maïs
Sur un mur juché
Surprit une poule
Et la dévora.

Vous n'en croyez rien et pourtant c'est vrai
Puisque je l'ai vu quand il l'avala.

Un escargot bleu
Filant au galop
Heurta un canard
et l'écrabouilla.

Vous n'en croyez rien et pourtant c'est vrai
Puisque je l'ai vu quand il trépassa.

Une pipistrelle
Eprise d'un chat
Se coupa les ailes
et les lui donna.

Vous n'en croyez rien et pourtant c'est vrai
Puisque je l'ai vu quand il s'envola.

Un agneau rôdant
La nuit dans les bois
Fit si peur aux loups
Qu'un loup en creva.

Vous n'en croyez rien et pourtant c'est vrai
Puisque je l'ai vu quand on l'enterra.

Stéphanie
Stéphanie

Laura
Laura

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la Tour Eiffel
(Maurice Carême)

Baptiste
Baptiste

Marjolaine
Marjolaine

Mais oui, je suis une girafe,
M'a raconté la tour Eiffel.
Et si ma tête est dans le ciel,
C'est pour mieux brouter les nuages,
Car ils me rendent éternelle.
Mais j'ai quatre pieds bien assis
Dans une courbe de la Seine.
On ne s'ennuie pas à Paris :
Les femmes, comme des phalènes,
Les hommes, comme des fourmis,
Glissent sans fin entre mes jambes
Et les plus fous, les plus ingambes
Montent et descendent le long
De mon cou comme des frelons.
La nuit, je lèche les étoiles.
Et si l'on m'aperçoit de loin
C'est que très souvent, j'en avale
Une sans avoir l'air de rien.

Stéphanie
Stéphanie

Hugo
Hugo

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La génisse, la chèvre et la brebis
en société avec le lion

(Jean de la Fontaine)

Laura
Laura

La Génisse, la Chèvre et leur soeur la Brebis,
Avec un fier Lion, seigneur du voisinage,
Firent société, dit-on, au temps jadis,
Et mirent en commun le gain et le dommage.
Dans les lacs de la Chèvre un cerf se trouva pris.
Vers ses associés aussitôt elle envoie.
Eux venus, le lion par ses ongles compta,
Et dit : " Nous sommes quatre à partager la proie. "
Puis en autant de parts le cerf il dépeça ;
Prit pour lui la première en qualité de Sire :
" Elle doit être à moi, dit-il ; et la raison,
        C'est que je m'appelle Lion :
        A cela l'on n'a rien à dire. La seconde, par droit, me doit échoir encor :
Ce droit, vous le savez, c'est le droit du plus fort.
Comme le plus vaillant, je prétends la troisième.
Si quelqu'une de vous touche à la quatrième,
Je l'étranglerai tout d'abord. "

Carl
Carl

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Le chat et l'oiseau
(Jacques Prévert)

Baptiste
Baptiste

 

Hélène
Hélène

Un village écoute désolé
Le chant d'un oiseau blessé
C'est le seul oiseau du village
Et c'est le seul chat du village
Qui l'a à moitié dévoré
Et l'oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l'oiseau
De merveilleuses funérérailles
Et le chat qui est invité
Marche deriière le petit cercueil de paille
Où l'oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n'arrête pas de pleurer

Si j'avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l'aurais mangé tout entier
Et puis je t'aurais raconté
Que je l'avais vu s'envoler
S'envoler jusqu'au bout du monde
Là-bas où c'est tellement loin
Que jamais on n'en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets

Il ne faut famais faire les choses à moitié.

Laëtitia
Laëtitia

 

Laëtitia
Jérémy

Les mouches
(Raymond Queneau)
(tiré du site de l'école de Rustrel)

 

Les mouches d'aujourd'hui
ne sont plus les mêmes
que les mouches d'autrefois
elles sont moins gaies
plus lourdes, plus majestueuses, plus graves
plus conscientes de leur rareté
elles se savent menacées de génocide.
Dans mon enfance elles allaient se coller joyeusement
par centaines, par milliers peut-être
sur du papier fait pour les tuer
elles allaient s'enfermer
par centaines, par milliers peut-être
dans des bouteilles de forme spéciale
elles patinaient, piétinaient, trépassaient
par centaines, par milliers peut-être
elles foisonnaient
elles vivaient.
Maintenant elles surveillent leur démarche
les mouches d'aujourd'hui
ne sont plus les mêmes que les mouches d'autrefois.

 

Toujours et jamais
Paul Vincensini

(tiré du site de l'école de Rustrel)

 

Toujours et Jamais étaient toujours ensemble
ne se quittaient jamais.
On les rencontrait dans toutes les foires.
On les voyait le soir traverser le village sur un tandem.
Toujours guidait
Jamais pédalait.
C'est du moins ce qu'on supposait...
Ils avaient tous les deux une jolie casquette
L'une était noire à carreaux blancs
L'autre blanche à carreaux noirs.
A cela on aurait pu les reconnaître
Mais ils passaient toujours le soir
et avec la vitesse...
Certains d'ailleurs les soupçonnaient
Non sans raison peut-être
D'échanger certains soirs leur casquette
Une autre particularité
Aurait dû les distinguer
L'un disait toujours bonjour
L'autre toujours bonsoir
Mais on ne sut jamais
Si c'était Toujours qui disait bonjour
Ou Jamais qui disait bonsoir
Car entre eux ils s'appelaient toujours
Monsieur Albert Monsieur Octave.

 

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Les erreurs
(Jean Tardieu)

(tiré du site de l'école de Rustrel)

 

(La première voix est ténorisante, maniérée, prétentieuse;
l'autre est rauque, cynique et dure.)

Je suis ravi de vous voir
bel enfant vêtu de noir.

-Je ne suis pas un enfant
je suis un gros éléphant.

Quelle est cette femme exquise
qui savoure des cerises ?

- C'est un marchand de charbon
qui s'achète du savon.

Ah ! que j'aime entendre à l'aube
roucouler cette colombe !

- C'est un ivrogne qui boit
dans sa chambre sous le toit.

Mets ta main dans ma main tendre
je t'aime ô ma fiancée !

-Je n'suis point vot' fiancée
je suis vieille et j'suis pressée
laissez-moi passer !

 


Mise à jour le 15/03/2002
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