La Dynastie GABRIEL . . .
Place de la Bourse à Bordeaux

Petit Trianon à Versailles

 

 En 1994, le conseil d'administration du lycée a décidé d'appeler le Lycée Technique d'Argentan : Lycée Gabriel.

Pouquoi ?

Le nom de Gabriel évoque six générations, qui du XVIème au XVIIIème siècle, se sont illustrées dans le domaine de l'architecture. Les représentants les plus célèbres de cette famile sont :

 

Jacques Ier édifia l’ancien hôtel de ville de  la ville de Rouen (17ème ).

Jacques II (1630-1686), son fils, bâtit à Paris, sur les plans de Mansart, le pont Royal (1685).

Jacques III (Paris 1667-1742), fut urbaniste autant qu’architecte (premier architecte du roi et inspecteur général des ponts et chaussées). Il exerça surtout son activité en province : place du Palais de Rennes, place Royale (aujourd’hui place de la Bourse) à Bordeaux . A Paris, on lui doit l ‘hôtel Biron (1728 ; aujourd’hui le musée Rodin).

Jacques IV Ange ou Jacques Ange (Paris, 1698-1782) fut le membre le plus remarquable de la famille. A la mort de son père, il devient Premier architecte du roi et directeur de l'Académie d'architecture. Apres avoir achevé la place Royale de Bordeaux (1755) , à laquelle il avait travaillé avec son père, il s’engagea dans des voies nouvelles et se fit l’initiateur d’un type de constructions inspirées par l’esprit antique. Parmi ses réalisations les plus réussies, la place Louis XV (aujourd’hui place de la Concorde 1757-1772) et l’école militaire (1751-1773), constructions monumentales d’une grande perfection formelle témoignant d’un goût très sûr à mis chemin entre la rigidité néoclassique et la vivacité baroque. Créateur de nombreuses résidences royales (château de Compiègne 1751 -1765 ; transformation au palais de Fontainebleau ), il fut également l’auteur du Petit Trianon à Versailles (1762-1764) ; l’opéra de Versailles (achevé en 1770) est considéré comme l’aboutissement de ses recherches, qui ont pour objectif d’adapter l’architecture à sa fonction et à son site.

Ces architectes très parisiens sont d'origine normande. La présence d'un Gabriel est attestée en 1307 puis en 1474 à Argentan. Aux XVIème et XVIIème siècle, cette famille d'architectes participe à la construction de nombreux monuments de la région : le château de Canisy dans la Manche, le château de Carrouges, le manoir d'Avoines et l'église Saint-Germain à Argentan.

C'est donc cet ancrage régional et local qui explique le choix du nom du lycée.