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LES TABLEAUX
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UN POEME |
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CERISES ET PAPILLONS.
Le panier en osier
D’une journée d’été
Rempli de nature
Est posé sur l’herbe
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COQUILLAGES ET
CRUSTACES.
La grosse dame avec
les gros nénés
A enfilé son maillot
de bain les yeux fermés
Elle est sur les
rochers avec des objets
En train de pécher.
Il n’y a pas de
coquillage
Sur la plage
J’ai une épuisette
Mais il n’y a pas de
crevette
J’ai de l’eau
Dans mon seau
A cause de mon
maillot
On voit mes gros
lolos
Sur la plage déserte
Une femme enveloppée
Tourne le dos à la
mer
Et tient dans sa
main un filet
Dans son seau en
plastique
Elle retient des
crabes qui piquent
Et des étoiles plein
les tifs
La plage ensoleillée
Réveille la mer
abandonnée
Pour le crabe
déboussolé
Endormant la mouette
démodée
Sur la plage
ensoleillée
Coquillages et
crustacés
Sous les couleurs de
l’été
La femme avait l’air
bronzé
La belle plage
remplie de coquillages
La femme chantait à
haute voix
Et le phare s’alluma
La mouette regardait
Et le crabe se mit à
pincer
Sur un rocher
Une mouette s’est
posée
Avec quelques
regrets
Sur un rocher
Une mouette s’est
posée
C’est la fin de
l’été
Ce crabe heureux
Se ballade avec joie
Sur les rochers
ensoleillés
Pas vu la mer
Pas vu la mouette
Pas vu l’épuisette
Pas vu le sable
Pas vu le phare
Pas vu le gros crabe
Mais vu l’énorme
dame
Qui s’immobilise en
se figeant sous le crabe
Pas vu les beaux
yeux fermés
Pas vu le maillot
rayé
Pas vu la peau
souple et halée
Mais vu sur les
cheveux roux
Désordonnés, des
étoiles brillaient
Au bord de la mer
Rime des vers dans
les airs
Les yeux fermés
Une dame nus pieds
Epuisette,
seau à la main
Mouette au loin
Paraît arrondie
Enfin c’est ce qu’on
en dit
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GATEAU D’ANNIVERSAIRE.
C’est la fête à
la maison
J’ai mis des
chansons
On danse toute
la soirée
Sans s’arrêter
Jérémy c’est mon
chéri
Il est si gentil
Il m’a offert
ces douces fleurs
C’est un
charmeur…
Regardez ma
belle chevelure
Elle me donne de
l’allure
J’ai mis du
maquillage
Pour camoufler
mon âge !
Je coupe mon
énorme gâteau
Avec mon joli
couteau
On va se régaler
Et tout sera
mangé !
Ce gâteau enrobé
de chantilly
Posé sur la
table
Joyeux
anniversaire !
Années qui
passent
Ne traînent pas
Ne t’éternisent
pas
Il me faut vivre
avant que je trépasse
Voir ce que mon
avenir me réservera
Et surtout voir
ma réalité en face
Revenir en
arrière m’est impossible
Savoir gommer
mes erreurs m’exaspère !
Alors joyeux
anniversaire !
Il me faut vivre
c’est compréhensible
Rêver d’éternité
est nécessaire
Et accepter de
vieillir est intangible…
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LA FEE.
Un rideau rouge
en voile
Dans la
poussière d’étoiles
Une grosse dame
S’élevant dans
les airs
Avec une
baguette et une boule en verre
Dans chaque main
Elle voit notre
destin
Avec ma robe
ornée de perles
D’un coup je
m’éveille
Ma baguette et
mes ailes
Me font monter
au ciel
Mes yeux sont
totalement écarquillés
Devant une telle
beauté
La fée rouge
tombe du paysage
Les paillettes
coulent sur son passage
La magie a
atterri à minuit
Les yeux
écarquilles
De cette fée
Nous font rêver
Etincelante
beauté
Toi la petite
fée
Oh le conte de
fée
L’éblouissante
fée
Est d’une telle
beauté
Pour se sentir
aimée
Où va-t-elle
voyager ?
L’éblouissante
fée
Avec son air
étonné
Se sent
émerveillée
Peut-elle nous
faire rêver ?
L’éblouissante
fée
Nous a tant fait
voyager
Sous son air
intrigué
Vous a-t-elle
bouleversé ?
La beauté de
cette fée
Qui a l’air
amoureuse
Sous son air
étonné
Est-elle si
malheureuse ?
Les brillantes
paillettes
En cachant leur
faux-air
De magique
coquette
Nous
donnent-elles de l’air ?
Elle nous donne
des ailes
D’une telle
importance
Qu’elle nous
renouvelle
C’est une belle
romance !
La fée
volumineuse
Dans son ample
robe opéra
Les yeux
écarquillés
Et la bouche bée
Elle a les bras
ouverts
Sa magie opère
Au plus profond
de notre âme
Elle nous touche
sans état d’âme
Ses cheveux
telles des flammes
Avec son air
spirituel
Elle nous fait
pousser des ailes
Comme un
souvenir maternel
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L’AFRICAINE.
Dans la nuit
bleu foncé
La grosse femme
noire en robe colorée
Illuminée par la
blancheur de la lune
Nous prépare un
dîner nocturne
Dans la nuit
bleu foncé
Une grosse
blakos en robe madras colorée
Nous montre sa
joie de préparer son dîner
Avec une lune
gaieté
Dans la nuit
noire
Une femme
ensorcelle
Soir de pleine
lune
L’éblouissante
lune éclaire l’Afrique
L’Afrique verse
les larmes des africaines
Les africaines
se rident de leur tristesse
La tristesse qui
tâche leur visage coloré
Le visage
exprimant une nerveuse joie
La joie de
servir un frugal repas
Le repas qui
fera la joie de leur famille
La famille
habillée de robes madras voilées
Les robes de
madras voilées de pauvreté
La pauvreté qui
déplume les arbres
Les arbres qui
effraient la nuit
La nuit protégée
d’une fine lune étincelante
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LA VOYANTE.
La boule de
cristal
Dans les
mains de la voyante
Comme une
pépite d’or au milieu de l’océan
Dans ce
décor magique
Cette belle
femme excentrique
Avec sa robe
exaltante
D’une
couleur éclatante
Voit dans sa
boule de cristal
Un futur
monumental
Le temps
s’était arrêté
Blotti dans
ses pensées
Sur son
profond décolleté
La voyante
dans sa boule de cristal
Pense à
l’avenir d’une femme
La bouche
qui s’ouvrira bée
En pensant
au rêve souhaité
La femme
voyant le passé
Oublie tous
ses mauvais chagrins
Sa vie comme
son collier est dorée
C’est l’été,
c’est un nouveau matin
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SOUS LA NEIGE.
La neige flocon
merveilleux
Dans le ciel
grisé
Tombait
inexorablement
Dans cet hiver
empourpré
La pâleur de
cette femme
Couleur neige
Ressemble à
Blanche-Neige
Frigorifiée dans
l’hiver
La jeune femme
marchait
Avec amertume
Frigorifiée dans
l’hiver
La jeune femme
pleurait comme
La neige qui
tombait
La neige est
tombée
Sur un coin de
ma forêt
Et moi troublée,
j’ai crié
Douceur tombée
des cieux.
L’attendrissant
hiver saisit d’émoi
L’élégance
raffinée dans sa robe blanche.
Enchantant le
cœur triste
Réjouissant par
sa blancheur nacrée
D’une
harmonieuse et élégante beauté
Tombant au creux
des mains
Délicieuse
fraîcheur revigorante
Tu es à la fois
blanche et éphémère
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SOUS LES PALMIERS.
Cette femme
gracieuse
Sur un air de
gaieté
Chante cette
chanson merveilleuse
Sous les
palmiers
Cette femme
gracieuse
Sous ces
feuilles de palmiers
Est toute
soucieuse
Mais le cache
sous ses couleurs d’été
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