
Liens
utiles
Exercices interactif de l'Insee sur la croissance : http://www.statapprendre.education.fr/insee/croissance/default.htm
Consultez le site d'Alternatives Economiques : http://www.alternatives-economiques.fr/
Site du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) : http://www.undp.org/french/
Excellente page d'animations du PNUD, sur les indicateurs de développement : http://hdr.undp.org/fr/statistiques/acceder/
Site de la Banque Mondiale : http://www.banquemondiale.org/
Plan détaillé de l'introduction
Prologue :
croissance et développement en Inde
Téléchargez ici la correction projetée en cours.
Synthèse :
La croissance économique de l'Inde est très forte depuis les années 90 (+3,5% de PIB en plus par an en moyenne), avec des taux actuels dépassant les 8% par an. Cette expansion se structure autour du développement économique de sept mégapoles telles que Bangalore ou Madras, et de secteurs d'activités porteurs d'emplois (centres d'appels, informatique, pharmacie, automobile etc) et d'exportations (dont le volume annuel a été multiplié par 1,6 depuis 2001). L'ouverture de l'Inde aux flux de marchandises et de capitaux, couplée au dynamisme d'une classe d'entrepreneurs et d'une main d'oeuvre abondante et qualifiée, explique en grande partie l'expansion du pays, qui dispose par ailleurs d'un vaste marché intérieur, et donc de consommateurs potentiels.
Le problème est que “croissance” ne signifie pas toujours “développement” : il ne suffit pas que le PIB augmente fortement pour que les conditions de vie s'améliorent, les inégalités reculent, la justice sociale et les libertés progressent.
Ainsi, la pauvreté de masse persiste en Inde, le niveau de vie par habitant est 43 fois inférieur à celui de la France et, malgré un enseignement supérieur de qualité, une fraction importante de la population ne sait ni lire ni écrire. Au final, l'Inde est considérée par le PNUD comme ayant un développement humain moyen.
La clé du développement de l'Inde passera sans doute par le changement social, et notamment la réduction des inégalités entre les castes. L'accès des populations de basse caste à l'éducation et à des emplois qualifiés s'avère nécessaire à la croissance à long terme et au recul de la pauvreté. La difficulté du pouvoir à imposer des politiques de discrimination positive montre que le problème est cependant loin d'être réglé.
TD 1 : le développement de la Chine
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Téléchargez
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I- Croissance économique et changement social
A) Qu'est-ce que la "croissance économique"
Télécharger ici le sujet et la correction de l'exercice sur les taux de croissance (ne pas confondre évolution du PIB et des taux de croissance) :
Fiche-méthode sur les taux de croissance annuel moyen (cliquez ici).
Fiche-méthode "déflater" : cliquez ici.
TD 2 : le développement chinois vu du ciel (avec Google Earth et Google Maps)

II- De la croissance au développement
A) Les inégalités de développement
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A voir :
Calculatrice interactive de l'IDH (Banque Mondiale)
Animation sur les tendances du développement humain (Banque Mondiale)
Le sommaire des ressources interactives (Banque Mondiale)
Le développement comparé des B.R.I.C.
B) Facteurs et limites du développement


Etude de cas : le nordeste et sudeste au Brésil,
deux modèles de développement régional
Comment se développer ? Doit-on suivre l'exemple de l'industrialisation de l'Europe et de l'Amérique du Nord, ou définir sa propre voie ?
Dans les années 1930, un certain nombre de pays d'Amérique latine tels que l'Argentine ont mis en place un modèle d'industrialisation par substitution d'importations (ISI). Théorisé par les économistes Raúl Prebisch et Celso Furtado, ce modèle consistait à protéger le marché intérieur (via des barrières douanières) afin de permettre à l'industrie nationale de se développer. Mises en place par l'Argentine, le Brésil, le Mexique, et, dans une moindre mesure, le Chili, l'Uruguay et le Venezuela, ces stratégies prenaient un sens particulier, dans la mesure où des Etats tels que l'Argentine étaient auparavant entièrement tournées vers le commerce extérieur avec l'Empire britannique, à un point qu'on pouvait parler de ce dernier d'une quasi-colonie. Or, après la Grande Dépression des années 1930, ces pays qui dépendaient des exportations ont du trouver un autre modèle économique.
L'émergence du Tiers-Monde en tant
que troisième force, face aux deux blocs de la guerre froide, coïncide
avec l'âge d'or de la théorie de la dépendance, qui souligne les
conséquences de la colonisation et du néocolonialisme sur l'économie
des pays dits « sous-développés ». Soutenue par des
économistes tels que Fernando Cardoso (qui deviendra président du
Brésil dans les années 1990), Raúl Prebisch, ou Immanuel Wallerstein,
la théorie de la dépendance s'oppose à la théorie de la modernisation
ou de l'industrialisation, qui prétend que les pays sont à un stade
inférieur de leur développement ou que ces pays ne sont pas intégrés
dans l'économie globale. Ainsi, l'économiste américain W. W. Rostow (“Les étapes de la
croissance économique”, 1960) concevait le développement
de façon linéaire et progressive : pour lui, chaque pays devait
nécessairement passer par certaines étapes, avant d'atteindre l'étape
du développement proprement dit, qui s'assimile en fait à la société de
consommation de masse.

Ces théories linéaires à la Rostow sont alors fortement remises en cause, et progressivement abandonnées. La théorie de la dépendance insiste en particulier sur la dégradation des “termes de l'échange”, rapport entre la valeur des produits exportés par le pays et celle de ses importations. Elle affirme, en outre, que ces pays sont intégrés à l'ordre mondial, mais structurellement mis en état de dépendance continue : en d'autres termes, le développement des pays du Nord s'appuierait sur le « sous-développement » des pays du Sud. Les inégalités entre le Nord et le Sud, et l'exploitation de ce dernier par le Nord, est ainsi, pour ces théoriciens, une condition du maintien du niveau de vie des pays riches.
Ces théories de l'”exploitation” ont connu un regain d'intérêt, dans les années 80/90, à cause des politiques économiques prônées par les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale...), politiques nommées “Consensus de Washington”. Pour obtenir des prêts du FMI, les pays en développement devaient s'engager dans des “politiques d'ajustement structurel” inspirées par les économistes libéraux-conservateurs tels que Milton Friedman : libéralisation des prix, ouverture aux échanges et aux investissements, privatisation des services publics, réduction du nombre de fonctionnaires et des dépenses publiques, gel des salaires, baisse des impôts sur le capital, ont ainsi constitué une “thérapie de choc”, censée faciliter l'intégration au marché mondial et le passage à l'économie de marché des ex-pays de l'Est, de l'Amérique Latine ou de l'Afrique. Malgré quelques réussites, les graves échecs de ces politiques, menant par exemple à la failllite de l'Argentine en 2001 ou à de graves crises en Russie ou au Mexique, ont incité les institutions internationales à redéfinir leurs objectifs et leurs moyens. Désormais, l'indépendance agricole et énergétique, les politiques d'éducation et de santé, le développement des ressources technologiques sont valorisées au même titre que l'intégration à l'économie mondiale.
Ce revirement a pu être inspiré par le succès des stratégies d'industrialisation orientées vers l'exportation, la “remontée des filières” et les politiques éducatives et industrielles très actives, mises en oeuvre par les Quatre Dragons asiatiques (Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong Kong), puis les “bébés Tigres” (Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Vietnam, Bruneï, Philippines...). Certains de ces “Nouveaux Pays Industrialisés d'Asie” ont aujourd'hui le même niveau de développement que l'Europe. Loin du fatalisme des théories de la dépendance, l'exemple des Quatre Dragons, des bébés Tigres ou encore des « jaguars » (Mexique, Brésil, Argentine, Chili, Venezuela...) prouve que le développement est possible, à condition de jouer sur les avantages comparatifs (main-d'oeuvre abondante, bon marché, qualifiée ; épargne importante ; situation géographique ; ressources naturelles) et des politiques visant à élever le niveau technologique de la nation. D'ailleurs, depuis les années 1980, la théorie de la croissance endogène formulée par les économistes libéraux Paul Romer, Robert E. Lucas et Robert Barro souligne l'importance du capital humain et technologique, dans développement économique.
Cependant, malgré les succès des NPI et la montée en puissance des pays émergents (les BRIC : Brésil-Russie-Inde-Chine), de nombreux pays dans le monde n'ont pas trouvé leur voie vers le développement : certains “blocages” expliquent leur sous-développement. Par ailleurs, le mal-développement frappe durement certaines villes ou campagnes des pays émergents.
Source : article de Wikipedia, largement modifié
La stratégie de remontée de filières
Source : Brises.org (http://brises.org/cours.php/npi-insertion-commerce-international-politique-de-remontee-des-filieres-etat/crsId/1378/crsBranch/1323/)
