Le Destin s'oppose à la baleine…

Triste fin pour le rorqual de la Manche

Un cétacé pesant 40 tonnes et mesurant 18 mètres s’est finalement échoué sur la plage de St Martin de Bréhal près de Granville dans la Manche le mardi 2 mars dans la soirée. Les scientifiques du G.E.C.C( le Groupe d’Etude des Cétacés du Cotentin), les gendarmes mais aussi des milliers de curieux l’attendaient sous la pluie et le vent..

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C’est un pêcheur qui a découvert le rorqual mort au large de Chausey alors qu’il dérivait depuis déjà

deux semaines et qui a aussitôt prévenu le sémaphore de Granville. Le GECC et les autorités maritimes ont ainsi pu observer de très près le trajet du cétacé afin de prévenir tout risque de collision avec des bateaux.

Poussée par le vent et de forts courants marins, la baleine s’est tout d’abord dirigée vers les côtes de Granville pour s’échouer une première fois sur les roches de Coudeville ( voir carte). Grâce à la marée montante, la baleine s’est finalement libérée avant de venir s’échouer sur la plage de St Martin de Bréhal où des milliers de curieux l’attendaient malgré le vent, la pluie et la nuit…

 

 

 

Toute la journée de mercredi, des milliers de curieux ont défilé sur la plage pour admirer la baleine. Un cordon de sécurité protégé par des gendarmes a été placé autour d’elle pour raisons sanitaires et pour permettre aux scientifiques du GECC de procéder à des prélèvements et des mesures sur la baleine.

Les causes de sa mort ne sont pas encore connues. Certains pensent qu’elle est morte des suites d’une collision avec un bateau, d’autres croient qu’elle est morte naturellement ou peut-être des suites d’une pollution. En tout état de cause, les résultats de cette autopsie " publique " ne seront pas connus avant 2001. Ni le temps, ni l’odeur de la baleine morte depuis quinze jours n’ont repoussé les visiteurs émerveillés. Son dernier bain a été de foule.

 

 

Que faire de la baleine ?

 

Très vite s’est cependant posé le problème de savoir comment se débarrasser du cadavre. Le GECC aurait souhaité prélever le squelette de la baleine à des fins pédagogiques. Ils auraient souhaité l’exposer au musée des profondeurs prévu à la cité de la mer à Cherbourg. Le conservateur du musée de Tatihou, M.Destrées souhaitait, lui aussi, conserver le squelette. Cette conservation du squelette posait cependant un problème financier au conseil général et au maire de Bréhal, il était difficile d’estimer rapidement le coût d’une telle opération et le temps jouait contre la baleine. Mercredi soir à 18h30, la préfecture maritime décide finalement de la dynamiter au large des côtes. La première possibilité d’envoyer une équipe d’équarrissage pour la découper ayant été finalement abandonnée vu l’énorme masse du cétacé( 40 tonnes…)

 

 

 

 

Jeudi 4 mars, 5H30 du matin, le jour ne s’est pas encore levé quand le bulldozer arrive sur la plage pour déblayer une tranchée autour de la baleine alors que la marée monte.

La première tentative échoue, le colis est trop lourd. Avec beaucoup de mal, on attache la queue de la baleine avec un filin pour la relier à un chalutier et à une vedette de la SNSM ( Société Nationale de Sauvetage en Mer) afin de la remorquer. Au premier essai , le filin cède, puis vers neuf heures au deuxième essai, elle quitte finalement le sable de la plage de St Martin de Bréhal pour sa triste fin…

 

dynamitage…

Elle est finalement remorquée au large de l’archipel de Chausey pour être dynamitée. Six plongeurs démineurs de la Marine Nationale ont effectué avec beaucoup de mal ce travail pénible et tragique sous la pluie et le vent. Une première charge de 250 kg d’explosifs n’ayant pas suffi. Ils ont finalement utilisé une seconde charge de 300 kg.

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      Des morceaux reviennent…

Le vendredi après le dynamitage, plusieurs morceaux de la baleine pesant de 200 à 300 kilos sont revenus sur les plages des alentours.

C’est la mâchoire et 12 mètres de peau qui se sont échoués sur le rivage de Donville. Le maire a fait venir un équarrisseur.

A Granville, ce sont des fragments de peau remplis de viscères qui se sont déposés sur le rocher du Plat Gousset, une fois de plus ; l’équarrisseur s’est chargé de faire disparaître ces fragments.

Quant à la mâchoire retrouvée à Donville, elle fut remise à un jeune scientifique du centre de recherche de la Rochelle, fin bizarre pour un rorqual…

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Article écrit par la Quatrième MONET

Jean-François, Tobias, Pauline, Alexandra, Romain, Aurélie, Tatiana,

Sonia, Nicolas, Mickaël, Samuel, Laëtitia, Angélique, Léonie, Clémence, Benjamin,

Jérémy, Valentin, Maxime, Christophe.


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