La version la plus célèbre est celle de Léonard Cohen ("The Partisan", 1969) qui a la particularité d'avoir mélangé le français et l’anglais.

Ci-dessous, la version de Léonard Cohen avec des commentaires :
| Texte
original |
Traduction |
Interprétation |
| When they poured across the border I was cautioned to surrender, This I could not do; I took my gun and vanished. |
Quand ils ont déferlé par la frontière J'ai été sommé de me rendre Ce que je ne pouvais pas faire J'ai pris mon arme et j'ai disparu |
A la base, la Résistance, ce sont d'abord des gens qui disent non à la défaite de 1940. C'est entre autres le cas de Jean Renaud-Dandicolle, refusant que Pétain ait demandé l'armistice, mais aussi celui de Lenevez, Masseron, Foucu et bien d'autres dès 1940-1941. |
| I have
changed my name so often, I’ve lost my wife and children But I have many friends, And some of them are with me. |
J'ai changé si souvent de nom, J'ai perdu ma femme et mes enfants Mais j'ai beaucoup d'amis Et certains sont avec moi |
Les Résistants doivent agir dans le secret. Les représailles pouvaient s'exercer sur la famille. Ils doivent parfois mentir à leur famille pour la protéger. La Résistance a été aussi un formidable mouvement de camaraderie. |
| An old
woman gave us shelter, Kept us hidden in the garret, Then the soldiers came ; She died without a whisper. |
Une vieille femme nous a abrités Nous a cachés dans le grenier Alors les soldats sont venus Elle est morte sans un soupir |
Certaines personnes prenaient des risques au péril de leur propre vie : c'est le cas des Grosclaude dont la ferme abrita l'état-major et qui le payèrent de leur vie en 1944. |
| There
were three of us this morning I’m the only one this evening But I must go on ; The frontiers are my prison. |
Nous étions trois ce matin Je reste le seul ce soir Mais je dois continuer ; Les frontières sont ma prison. |
Chaque jour, il y avait un risque
de se faire prendre ou tuer. La répression allemande était forte. Les Résistants sont comme enfermés et ne peuvent pas fuir la France. Il était exceptionnel qu'il fassent l'aller-retour avec Londres (seul Renaud - Dandicolle le fit). |
| Oh, the
wind, the wind is blowing, Through the graves the wind is blowing, Freedom soon will come; Then we’ll come from the shadows. |
Le vent, le vent souffle A travers les tombes, le vent souffle La liberté reviendra Alors nous sortirons de l'ombre |
La mort était omniprésente mais il ne faut pas perdre espoir. Au moment choisi (celui du 6 juin), annoncé par le message radio "le champ du laboureur...", les Résistants du maquis passèrent à l'action et se sont battus au grand jour au côté des Alliés. |
| Les Allemands étaient chez moi, Ils me dirent, résigne toi, Mais je n’ai pas peur ; J’ai repris mon arme. J’ai changé cent fois de nom, J’ai perdu femme et enfants Mais j’ai tant d’amis ; J’ai la France entière. Un vieil homme dans un grenier Pour la nuit nous a cachés, Les Allemands l'ont pris ; Il est mort sans surprise. |
(Partie de la chanson de Léonard Cohen chantée directement en français) |