1942

 La rafle du Vel d'Hiv

Vaincue par l'Allemagne nazie ,la France signe l'armistice le 22 juin 1940. Le maréchal Philippe Pétain dirige depuis Vichy la zone libre et reçoit les pleins pouvoirs. En octobre 1940 Pétain entre dans la voie de la collaboration. L'antisémisme devient doctrine officielle du régime de Vichy. Les juifs sont transformés en une sous-catégorie de citoyens. On les prive de travail et de ressources, ils sont dépossédés de tous leurs biens. Une véritable propagande antisémite est mise en place avec l'exposition " Le Juif et la France " à Paris.

Le 10 mai 1941, a lieu la première grande rafle à Paris. Près de 4.000 juifs sont arrêtés et dirigés de la gare d'Austerlitz sur les camps de Pithiviers et Beaune-La-Rolande dans le Loiret, principalement des hommes. Beaucoup des membres de leur famille les suivront en juillet 1942.

A la demande de l'occupant, est lancée l'opération dite " Vent printanier ". Elle concerne les quartier de Paris où vit une importante communauté israélite (IIIème, Xème, Xième et XIIème arrondissements). Elle a été préparée par le commissaire à la question juive nouvellement désigné, Darquier De Pellepoix; 900 équipes de policiers français sont constituées pour procéder aux arrestations.

Les 16 et 17 juillet 1942, la " Rafle du Vel d'hiv " est lancée dans Paris au grand jour, par temps clair. 13.000 juifs sont ainsi arretés à domicile. Enfants, adultes, vieillards, malades ou bien portants, tous les juifs trouvés chez eux sont immédiatement conduits dans le camp de transit de Drancy et, pour cause de saturation, au Vélodrome d'hiver de Paris, boulevard de Grenelle, où ils s'entassent dans des conditions inhumaines. Le terrain de sport n'avait pas été préparé à une opération d'une telle ampleur. Les 8.160 personnes qui s'y trouvaient enfermées, dont 4.000 enfants et 3.000 femmes (pas de personnes âgées ) ne disposaient ni d'eau, ni de nourriture, ni d'installations sanitaires.

Seuls ont été enfermés dans cette enceinte les enfants et leurs parents. Ces familles n'ont été séparées qu'après leur départ du vélodrome, vers les camps du Loiret. Les internés n'avaient pas le droit de quitter les sièges en bois où ils étaient parqués. La pelouse et la piste, seuls endroit du vélodrome où il aurait été possible de se coucher étaient interdits aux internés, la piste étant réservée à l'infirmerie. Tous les détenus durent passer plusieurs jours et plusieurs nuits assis (du 16 au 22 juillet).

Pourtant, l'objectif des Nazis était loin d'avoir été atteint puisque sur les 28.000 arrestations prévues, moins de la moitié furent effectuées. Prévenus qu'une rafle se préparait, beaucoup de juifs avaient eu le temps de s'enfuir, d'autres avaient préféré se suicider avant l'arrivée de la police.

Les juifs parqués dans les camps d'internement de la zone occupée furent transférés dans les camps de concentration à l'est du Reich allemand pour y subir la " solution finale ", c'est-à-dire l'extermination par le travail forcé pour les valides et dans les chambres à gaz pour ceux que les SS considéraient comme inutiles.

La rafle du Vel d'Hiv atteste d'une active politique antisémite du gouvernement de Vichy et constitue la preuve de la participation d'une partie des français à la "solution finale" .Si certains responsables ont été jugés et condamnés après guerre, la volonté de réconciliation n'a pas permis de répondre à toute les questions. Certes les plus hautes autorités ont reconnu officiellement la responsabilité de l'état mais on travaille toujours à la restitution aux familles des biens spoliés.

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Thomas LE RAVALLEC 2nde 8 Lycée Charles de Gaulle