1927

Première traversée de l'Atlantique

par Charles Lindbergh

Long Island, à New York, sur le terrain de Roosevelt Field, le 20 mai 1927 à 7h.57 du matin  le Spirit of Saint Louis, monoplan conçu par Lindbergh lui-même, et mis au point par Donald Hall, ingénieur en chef de la Ryan Aircraft Company se prépare à son envol. L'avion avait coûté 15 000 $ fournis par plusieurs hommes d'affaires de Saint Louis où se trouvait le siège de la compagnie qui employait Lindbergh : ils avaient ainsi demandé que l'on appelle l'engin Spirit of Saint Louis. L'avion s'élance, quitte le sol quelques secondes, retouche, redécolle, retombe, et s'élève enfin lourdement, évitant de justesse une ligne télégraphique. Du haut de ses 25 ans, Lindbergh, qui est ingénieur, a mis toutes les chances de son côté. Il s'est fait construire sur mesure un petit appareil de bois et de toile, de 11 mètres d'envergure pesant moins d'une tonne et doté d'un robuste moteur Wright de 220 chevaux à refroidissement par air. Pour pouvoir emporter les 2 tonnes de carburant nécessaires, il a dangereusement renoncé à la lourde combinaison de cuir, à la radio et au parachute. Le Saltimbanque du ciel s'apprête à effectuer la première traversée de l'Atlantique sans escale et en solo. Sa vitesse de croisière est de 150 km/h. De nombreux dangers et autres péripéties l'attendent, à commencer par la fatigue&nbsp: il n'a pas dormi pendant les derniers jours des préparatifs avant son départ. Ensuite, c'est le froid extrême qui l'attaquera au petit matin et viendra geler son matériel. Mais les côtes irlandaises approchent, suivies de l'Angleterre, puis la Manche et enfin la France. Après un vol de 5 810 km et 33 heures 27 minutes, le Spirit of Saint Louis atterrit à l'aéroport du Bourget, près de Paris, le 21 mai dans un enthousiasme indescriptible. Le héros est arraché de son cockpit tandis que les amateurs de souvenirs commencent à déchirer l'entoilage de son avion.

Charles Lindbergh toucha la somme de 25 000 $ offerte par un certain Raymond Orteig. Il fut triomphalement accueilli à Londres, puis en Amérique après son retour... en bateau!

Malgré les grands progrès qu'a connus l'aviation depuis l'époque de cet exploit, la performance et le courage de Lindbergh sont toujours grandement admirés. Les nombreuses tentatives ratées de cette traversée précédant Lindbergh (dont l'Oiseau Blanc de Nungesser et Coli) montrent à quel point cette performance est belle. Son nom figure désormais dans l'histoire de l'aviation aux côtés de Clément Ader et Louis Blériot.


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Antoine GEHIN 2nde 4 Lycée Charles de Gaulle