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  [biographie]
Jean-François Millet
            Gruchy, 1814 - Barbizon, 1875

Jean-François Millet
Un Vanneur
(détail)
1848

Peintre des paysans
Né près de Cherbourg en 1814, Jean-François Millet se rend à Paris et fréquente l’atelier du peintre académique Paul Delaroche. Alors qu’il gagne sa vie comme portraitiste, il voit une de ses œuvres acceptée au Salon de 1840.
Il s’installe à Paris à la fin de 1845. Les commandes de portraits se faisant rares, il change de thématique et exécute des peintures d’histoire, des nus et des scènes de genre. Bouleversé comme tant d’autres artistes par la Révolution de 1848, il devient le « peintre des paysans ». Comme Les Botteleurs de foin du musée du Louvre, la figure héroïque du Semeur, exposée au Salon de 1850-1851, assure sa renommée.

L’installation à Barbizon
Grâce aux revenus d’une commande officielle, Jean-François Millet s’installe à Barbizon. Vers 1860, l’artiste, qui vient de terminer son œuvre la plus célèbre, L’Angélus, se tourne, comme son ami Théodore Rousseau, vers le paysage. Décoré de la Légion d’honneur en 1868, après un séjour à Cherbourg durant la guerre de 1870, il passe ses dernières années à Barbizon où il meurt en 1875.

Réalisme
Ce novateur, qui admirait Poussin, Michel-Ange et Delacroix, exprime en des formes monumentales l’éternel et incessant combat de l’homme pour sa survie à travers la vie laborieuse des paysans, nouveaux héros des temps modernes.
Oubliant le portraitiste et le paysagiste, associé à Courbet, on vit en lui le fondateur d’un nouveau style, le réalisme, qui rivalisait avec les deux grands mouvements du siècle, le classicisme et le romantisme.


texte Vincent Pomarède
© [Louvre.edu] 1999

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