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Chaque semaine, les élèves de CM1 de deux écoles: l'école Henri Brunet de Caen, et l'école Marguerite Montagne d'Eterville écrivent un nouvel épisode d'un roman intitulé "Amélie Descamps" (titre provisoire). C'est le principe du roman baladeur légèrement modifié.
En effet, après avoir rédigé leur partie de texte, les enfants proposent six mots que les élèves de l'autre école devront obligatoirement insérer dans la suite qui sera donnée.
Le texte des élèves de l'école Henri Brunet est écrit en droit, le travail des petits Etervillais en italique et les mots obligatoires en gras.
Bonne lecture

Ce matin, Mademoiselle Descamps est en retard. Elle monte vite dans sa voiture, passe la première et se dirige vers le collège André Maurois où elle est professeur de mathématiques. Hier soir, comme tous les mercredis, elle est allée rejoindre ses amis au casino de Deauville. Il faut dire qu’Amélie Descamps est une accro de la machine à sous. Au douzième coup de minuit, pile, elle a tiré le bras de la machine N°23, les images se sont arrêtées. Soudain, une forte musique a retenti dans le casino et l’argent a commencé à tomber de la machine. 126 399 euros ! Voilà ce qu’Amélie a gagné hier soir !!

Elle était heureuse comme le jour de son anniversaire. Ce jour-là, le 24 juillet, sa mère, qui est bonne cuisinière, lui avait préparé un immense gâteau au chocolat. Amélie avait invité tous ses amis : Jean Duchemin, mécanicien, Yvette Delacour sa sœur, qui était venue avec son mari Marc, un homme sportif et large d’épaules. Il y avait aussi François Crouton, un mystérieux bonhomme, mais ami d’Amélie depuis de longues années.
Au moment des cadeaux, Yvette et Marc s’étaient absentés quelques minutes, étaient allés à leur voiture et étaient revenus avec un beau labrador marron clair.
« Voilà pour toi, Amélie, un beau chien pour tes 32 ans.
- Il est adorable. Je vais l’appeler Raoul ! Merci Yvette, merci Marc ! Demain, au réveil, je l’emmènerai chez le vétérinaire pour qu’il lui mette une puce électronique »

Le lendemain matin, comme prévu, Amélie partit chez le docteur Machu, son vétérinaire, après avoir déjeuner d’une poire et d’un thé. En chemin, un cycliste la bouscula. Ses lunettes tombèrent et le vélo les écrasa. Elle arriva enfin, ouvrit la porte, et s’installa dans la salle d’attente. Au bout de vingt minutes, le Dr Machu arriva et la fit entrer dans son cabinet.
« Bonjour Mademoiselle Descamps. »
« Bonjour Docteur, je viens pour Raoul, pouvez-vous lui installer une puce ? »
« Bien sûr, installez- le sur le fauteuil. »
L’opération fut vite faite, Amélie paya avec sa carte bancaire et rentra chez elle. Elle alluma la radio et tomba sur sa chanson préférée « Amoureuse de toi » de Michel Gaumont.

Quand la chanson fut finie, elle alla faire prendre un bain à Raoul. Mais tout ça, c’était l’été dernier…
CHAPITRE 2
Elle passa par la caisse, prit le chèque, le mit dans son porte-monnaie et sortit du casino ; La nouvelle s’était vite répandue et déjà trois journalistes l’attendaient devant la porte tournante.
Elle était très troublée par le fait qu’elle allait passer le lendemain dans le journal télévisé. Elle répondit cependant gentiment aux questions.
Elle rentra vite chez elle. Après toutes ces émotions, bizarrement, elle avait envie d’un grand plat de haricots.
Avant d’aller se coucher, elle écrivit Banque sur le tableau pense- bête de la cuisine.

Ce jeudi matin, Amélie n’entendit pas son réveil. Elle sauta de son lit, se précipita dans la cuisine, déjeuna sur un coin de table et fila dan la salle de bains. Elle prit sa douche, se brossa les dents sans dentifrice, prit un paquet de mouchoirs et sortit de chez elle. En conduisant, elle pensa à son chèque qu’elle devrait remettre à la banque cet après-midi après les cours. La journée de classe passa rapidement. Elle se rendit à la banque de la Croix Verte. Elle vit dans ses yeux que le banquier était jaloux. En rentrant chez elle croisa un enfant avec un pistolet à billes.
Elle s’installa dans son canapé, se servit un jus d’orange et alluma la télé. Il était l’heure des informations régionales.

Elle attendit impatiemment de voir le reportage qui avait été tourné la veille au soir. Soudain, elle se vit, dans les jardins du casino, répondre aux questions des journalistes.
« Que ressentez-vous après avoir gagné autant d’argent ?
- Je suis très heureuse, mais j’ai un peu peur de devenir trop célèbre, Passer devant une caméra, ça me fait bizarre !
- Qu’allez-vous faire de cette somme ?
- Je vais en donner une partie à une association qui s’occupe de donner à manger aux SDF.
- Vous êtes très généreuse, bravo ! »
Le reportage se termina ainsi.
Amélie éteignit la télé, On sonna à la porte. Amélie regarda par la fenêtre et reconnut la silhouette du boulanger. Il portait …

un tablier bleu plein de trous. Amélie ouvrit la porte.
« Bonjour, dit-elle.
- Bonjour Mademoiselle, pour vous féliciter de votre réussite, je vous offre ce merveilleux gâteau au chocolat. »
En voyant le gâteau, Raoul sauta sur le boulanger.
« A la niche, hurla Amélie. Ne saute pas comme ça, tu vas casser quelque chose ! »
Raoul courut vers sa niche sans perdre de temps.
- Merci beaucoup, c’est très touchant. Entrez donc prendre un café.
- Non merci, je suis pressé, je pars au ski dans la nuit avec ma femme et mes enfants.
- Bon séjour et à bientôt lui dit Amélie en souriant. Et encore merci pour ce beau gâteau.
- Une dernière petite chose ajouta le boulanger, ce gâteau…

... est une spécialité anglaise, quelques collégiens anglais, qui sont en stage chez moi, m’ont aidé à le faire.
Le boulanger voulu repartir vite, mais un mystérieux camion lui bloqua le passage.
Pendant ce temps-là, Amélie offrit une part de gâteau à Raoul et coupa une nouvelle part pour elle.
- Ce gâteau a un goût bizarre, dit Amélie, tu ne trouves pas Raoul ? ….. Raoul ? Raoul ? Où es-tu ?
Elle alla voir dans la cuisine et trouva son chien …

évanoui près de sa gamelle. Il n’avait pas terminé son gâteau. Elle courut chercher le combiné et appela son vétérinaire.
Après avoir composé le numéro du Docteur Machu, elle tomba dans les pommes à son tour.
« Madame, Madame, répondez, hurlait le vétérinaire ! »
N’obtenant pas de réponse, le docteur raccrocha, et appela la police.
« Police, j’écoute ! Bonjour monsieur ! Pourquoi appelez-vous ?
- J’étais en train de m’occuper des mes poissons quand le téléphone a sonné. Je suis descendu à mon bureau, j’ai décroché et j’ai entendu un grand BOUM, puis plus rien. Je vous ai appelé aussitôt.
- Où êtes-vous et qui êtes vous demanda le policier.
- Docteur Machu, vétérinaire, j’habite au 15 rue des prés violets.-
Avez-vous une idée de l’identité de cette personne ?
- Son numéro s’est affiché sur mon téléphone : c’est le 02.31.12.34.56.
- C’est amusant, dit le policier, il me semble connaître ce numéro.

Le policier regarda rapidement son ordinateur.
Il se connecta sur le site pagesblanches.fr, tapa le numéro. Le résultat surgit immédiatement :
- Il s’agit de Mademoiselle Amélie Descamps, 24 rue des Rosiers à DEAUVILLE.
- Je la connais bien, c’est une de mes clientes. J’ai mis une puce à son chien il y a quelques mois.
- Je vais l’appeler pour envoyer une ambulance.
- Je connais aussi son papa, je me charge de le prévenir. Au revoir et merci."
Très rapidement, l’ambulance et la voiture de police arrivèrent, toutes sirènes hurlantes. Le père d’Amélie arriva presque en même temps. Tout le monde se précipita dans la maison. Ils découvrirent Amélie allongée sur le tapis du salon.
Son père se mit à pleurer. Un médecin s’agenouilla près de la victime et prit son pouls.
Il se releva et dit « Elle est…

morte. »
A ces mots, le père d’Amélie éclata en sanglots.
Le corps d’Amélie fut placé sur un brancard et chargé dans l’ambulance.-
« On l’emmène à l’hôpital. Il faut faire une autopsie, dit l’un des ambulanciers.
- C’était une fille très gentille, dit le père, peut-être juste un peu gourmande. »
L’un des policiers aperçut alors Raoul écroulé près de sa gamelle. Il y avait aussi des miettes de gâteau près du chien, et les mêmes à côté d’Amélie sur le tapis.
Il regarda dans la maison pour trouver le reste de celui-ci. Il ouvrit son cartable, en sortit un sac en plastique et en préleva un morceau.
« Voyons un peu ce qu’il y a là dedans » dit-il.
Le père d’Amélie souffrait et pleurait de plus en plus. Dehors, l’ambulance démarra et le chauffeur vit……

un homme vêtu de noir sortir en courant du jardin d’Amélie.
CHAPITRE 3
Le commissaire Martin était dans son bureau lorsque l’agent Félix frappa à la porte. Il lui raconta en détail le crime qui venait d’avoir lieu.
-« Y a-t-il des témoins ? demanda le commissaire.
- Un boulanger a dit avoir livré un gâteau à la victime aux alentours de 16 H00.
- Où se trouve ce gâteau ?
- J’en ai prélevé un morceau, peut-être contient-il du poison, je l’ai donné au labo pour le faire analyser.
- Convoquez le boulanger. Je voudrais l’interroger. »
Le commissaire se moucha et lança son mouchoir dans la poubelle.
« Il va falloir se dépêcher, ne pas piétiner et résoudre cette affaire rapidement.
- D’accord, répondit Félix. Je vais…

poursuivre cette enquête avec vous, si vous le voulez bien.
- Avec plaisir, Félix. Au boulot ! Pour commencer, allons voir dans le jardin de Mademoiselle Descamp. N’oubliez pas votre loupe, on peut en avoir besoin.
Les deux policiers arrivèrent devant le jardin d’Amélie.
Là, Félix découvrit sur le grillage un bout de tissu noir. Il se rappela alors que le chauffeur de l’ambulance l’avait appelé pour lui signaler qu’il avait aperçu un homme étrange à cet endroit-là.-
« Venez voir, patron !
- Qu’avez-vous trouvé de beau ? demanda le commissaire.
- Un morceau de tissu. Il a du craquer sa chemise en passant. »
Le portable de Martin sonna.
- « Oui, Commissaire Martin, dit le policier d’un ton agressif.
- Bonjour Commissaire, ici …

Francis Leborne, je suis le directeur du laboratoire d’analyse . »
Martin prit un air sérieux.
« Dites-moi tout. Avez-vous trouvé un indice ?
- Oui, nous avons analysé le gâteau. Il contient une forte quantité d’arsenic.
- Ah ah ! Il devient urgent que je parle au boulanger. Merci de m’avoir informé de cette nouvelle. »
Martin raccrocha le téléphone.
« Patron, patron, venez voir ici. Il y a une empreinte de pas dans la terre.
- Intéressant, Félix, faites-en vite un moulage. Je crois qu’avec ça, on va vite attraper le coupable. L’assassin peut trembler maintenant ajouta Martin d’un air méchant. Je pense que …

que nous allons passer par la boulangerie. »
Arrivés là-bas, les deux policiers commencèrent à interroger le boulanger.
« Où étiez-vous à 16 heures cet après-midi ?
- J’étais en livraison, pourquoi ?
- Chez qui êtes-vous allé ?
- Je suis allé chez Madame Rose livrer des beignets, chez Monsieur Picoret qui avait commandé des tartelettes aux fruits rouges, chez Mademoiselle Descamps pour un gâteau au chocolat. J’ai fini ma tournée chez Madame Thoumi qui voulait six baguettes. J’ai beaucoup couru aujourd’hui.
- Intéressant, répondit le commissaire. Savez-vous que Mademoiselle Descamp est morte cet après-midi ?
- Oh, c’est affreux, une si gentille personne. Que lui est-il arrivé ?
- Qui a fait le gâteau pour Melle Descamps ?
- C’est moi et des étudiants anglais qui sont en stage chez moi.
- Avez-vous quitté votre laboratoire un moment ?
- Attendez … oui, en effet Je suis allé 5 minutes chercher du liquide vaisselle dans la réserve. Quand je suis revenu, j’ai remarqué des brins d’herbe sur le sol.
- Vous êtes sûr qu’ils n’étaient pas là avant ? Avez-vous …

découvert le meurtrier ?
-Je n’ai pas dit qu’elle avait été assassinée. Votre question est étrange…
Martin sortit une feuille de papier et commença à noter quelques informations.
- Pourrais-je rencontrer vos étudiants anglais ?
- Ils sont partis ce midi, désolé, pour vous.
- Comment étaient-ils habillés ? L’un d’eux portait-il une chemise noire ?
- Non, je ne crois pas.
- Avez-vous toujours ces brins d’herbe pour que nous puissions la comparer ?
- Suivez-moi dans mon laboratoire, je vais vous les donner.
- Ah ! J’oubliais de vous dire, ce matin, pendant que je faisais le gâteau, François Crouton est passé me voir pour m’emprunter un couteau pour couper du carton très dur.
- Qui est-ce M. Crouton ?
- C’est un ami à moi. Je crois qu’il connaît aussi Melle Descamps. Mais je pense que cela n’a rien avoir avec l’horrible nouvelle que vous m’avez annoncée. C’est un ami fidèle qui ne m’a jamais trahi.
- Pourquoi …

- Pourquoi dites-vous cela ?-
Parce qu’il prêt m’a prêté plusieurs fois son camion jaune pour faire mes livraisons. Les fois où j’ai eu des problèmes ; il a toujours été près de moi
.- Ce monsieur Crouton, où est-il en ce moment ?
- Dans son appartement, je suppose.-
Avez-vous son adresse, j’aimerais bien le voir.
- 144, rue du Secours. Maintenant, excusez-moi, je pars en vacances ce soir, j’aimerais terminer mon travail.
Martin sauta dans sa voiture et se dirigea vers la rue du Secours.- Bizarre, cette histoire dit-il à Félix.
- Peut-être allons-nous découvrir…
